# Shopping au Vietnam : quoi rapporter ?
Le Vietnam offre une richesse artisanale exceptionnelle qui reflète des siècles de traditions ancestrales et de savoir-faire transmis de génération en génération. Des textiles brodés aux céramiques délicatement peintes, en passant par les épices parfumées et les objets laqués aux reflets chatoyants, chaque souvenir raconte une histoire unique. L’authenticité des produits vietnamiens réside dans leur fabrication artisanale, souvent réalisée dans des villages spécialisés où les techniques traditionnelles perdurent malgré la modernisation. Pour les voyageurs désireux de rapporter des souvenirs significatifs, comprendre la provenance et la qualité des articles devient essentiel pour faire des choix éclairés et soutenir directement les communautés locales.
Artisanat traditionnel vietnamien : textiles et broderies authentiques
L’industrie textile vietnamienne représente bien plus qu’une simple production commerciale : elle incarne l’âme culturelle d’une nation. Les techniques de tissage et de broderie, transmises depuis des générations, transforment des fibres naturelles en véritables œuvres d’art portables. Chaque région du pays possède ses propres spécialités textiles, des soieries raffinées de Hanoï aux textiles ethniques colorés des montagnes du Nord.
Soie naturelle de hanoï et villages artisanaux de vạn phúc
Le village de Vạn Phúc, situé à une vingtaine de kilomètres de Hanoï, demeure depuis plus de 1200 ans le centre névralgique de la production de soie au Vietnam. Les artisans y perpétuent des méthodes traditionnelles d’élevage de vers à soie et de tissage manuel qui garantissent une qualité exceptionnelle. La soie vietnamienne se distingue par sa douceur incomparable et sa résistance naturelle, avec des prix variant entre 80 000 et 300 000 VND le mètre selon la qualité. Les visiteurs peuvent observer l’ensemble du processus de fabrication, depuis le cocon jusqu’au tissu fini, et acheter directement auprès des producteurs pour obtenir les meilleurs tarifs. La rue Hàng Gai à Hanoï, également connue sous le nom de « rue de la Soie », regroupe des boutiques réputées proposant des foulards, écharpes et vêtements en soie naturelle. Comment distinguer une soie authentique d’une imitation synthétique ? Le test du feu reste infaillible : la soie véritable brûle lentement en dégageant une odeur de cheveux brûlés, tandis que le polyester fond rapidement.
Broderies de huế et techniques ancestrales du point satin
Huế, ancienne capitale impériale, perpétue une tradition de broderie raffinée qui ornait autrefois les vêtements de la cour royale. Les broderies de Huế utilisent principalement le point satin, technique exigeant une précision millimétrique pour créer des motifs floraux, animaliers ou paysagers d’une finesse extraordinaire. Les artisans brodent sur soie, lin ou coton, utilisant des fils de soie colorés pour produire des tableaux, coussins, nappes et vêtements d’exception. Le prix d’un tableau brodé commence autour de 500 000 VND pour une pièce de taille moyenne, mais peut atteindre plusieurs millions de dong pour les créations complexes nécessitant des centaines d’heures de travail. Les boutiques spécialisées du centre-ville de Huế offrent une traçabilité complète, permettant parfois de rencontrer les brodeuses elles-mêmes. L’authenticité se vérifie par l’examen du revers : une broderie artisanale prés
se présente aussi propre et nette au verso qu’au recto, sans nœuds apparents ni fils lâches. Les copies industrielles, elles, montrent souvent un enchevêtrement de fils et des irrégularités visibles. Pour un souvenir encore plus authentique, certaines maisons de broderie proposent de personnaliser les motifs avec un prénom ou une date, idéal pour marquer un voyage de noces ou un événement familial.
Tissus ethniques des minorités hmong et dao du nord
Dans les montagnes du Nord, autour de Sapa, Bắc Hà ou Hà Giang, les minorités Hmong, Dao, Tày ou Nùng produisent des tissus entièrement teints et tissés à la main. Les textiles indigo des Hmong se reconnaissent à leur couleur bleu profond et à leurs motifs créés à la cire d’abeille selon la technique du batik. Les femmes portent encore ces étoffes au quotidien, ce qui en fait des pièces vivantes de leur identité culturelle, bien loin des simples souvenirs standardisés.
Les marchés hebdomadaires de Bắc Hà, Cốc Ly ou Mù Cang Chải sont les meilleurs endroits pour acheter ces tissus ethniques directement auprès des artisanes. Vous y trouverez des écharpes, housses de coussin, sacs, chemins de table ou coupons de tissu vendus au mètre. Les prix débutent autour de 150 000 à 300 000 VND pour une petite pièce, et peuvent grimper pour les grandes couvertures ou vestes entièrement brodées. N’hésitez pas à demander si le tissu est fait main (thủ công) ou industriel, car on trouve de plus en plus d’imprimés bon marché imitant les motifs traditionnels.
Pour reconnaître un vrai textile ethnique, observez les irrégularités : un léger décalage dans les motifs, une teinte indigo parfois un peu marbrée, des coutures faites à la main. Comme pour un tableau, ces imperfections sont la signature de l’artisan. En achetant dans des boutiques équitables à Sapa ou Hanoï, vous soutenez aussi des programmes qui rémunèrent correctement les femmes des villages et préservent ces savoir-faire menacés par la production de masse.
Lanterne de hội an en soie : fabrication artisanale et variétés décoratives
À Hội An, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, les lanternes en soie illuminent chaque soir les ruelles de la vieille ville. Introduites au XVIe siècle par les marchands chinois, elles sont aujourd’hui devenues l’un des symboles les plus forts du Vietnam. Fabriquées sur une armature de bambou pliable, recouverte de soie colorée, elles se déclinent en formes rondes, ovales, en goutte, en losange ou en poire, chacune portant une signification particulière liée à la chance, la prospérité ou la longévité.
Les ateliers de lanternes, situés autour du marché central et le long de la rue Nguyễn Thái Học, invitent les voyageurs à observer ou à participer au processus de fabrication. En quelques heures, vous pouvez assembler votre propre lanterne, choisir la couleur de la soie et même faire inscrire votre prénom ou un caractère chinois porte-bonheur. Les prix débutent autour de 60 000–80 000 VND (2–3 €) pour un petit modèle, et montent jusqu’à 300 000–400 000 VND (12–15 €) pour des pièces plus grandes ou richement décorées.
Pratiques à rapporter, ces lanternes se replient à plat et se glissent facilement dans la valise. Pour un usage à la maison, vous pouvez les utiliser simplement comme décoration ou y ajouter une petite guirlande LED à la place des traditionnelles bougies, plus sûres et acceptées en cabine. Si vous hésitez entre plusieurs couleurs, pensez à l’ambiance que vous souhaitez créer : rouge pour une touche chaleureuse, jaune pour une lumière douce, bleu ou vert pour un coin plus reposant.
Gastronomie vietnamienne à emporter : condiments et épices locales
Ramener un peu de gastronomie vietnamienne chez soi, c’est prolonger le voyage bien après l’atterrissage. Les condiments, épices et boissons traditionnelles permettent de retrouver les saveurs d’un phở, d’un bún bò Huế ou d’un café glacé préparé comme au coin d’une rue de Saïgon. Contrairement aux plats frais, la plupart de ces produits secs ou en bouteille se transportent facilement, à condition de respecter les règles de sécurité aérienne et les quantités autorisées par la douane.
Que mettre dans votre valise gourmande ? Sauce nước mắm, café robusta, thé vert ou lotus, poivre, mélange d’épices pour phở, biscuits de haricots mungo… autant d’idées de souvenirs culinaires à offrir ou à conserver précieusement dans votre cuisine. Pour ne pas vous perdre parmi les étals des marchés, il est préférable de connaître quelques références de qualité et de prêter attention aux labels officiels et aux dates de péremption.
Sauce nước mắm de phú quốc et certification d’appellation contrôlée
Le nước mắm de Phú Quốc est au Vietnam ce que le parmesan est à l’Italie : un produit emblématique, protégé par une appellation d’origine contrôlée au niveau européen depuis 2013. Élaborée à partir d’anchois fraîchement pêchés et de sel marin, cette sauce de poisson fermentée vieillit jusqu’à 12 mois dans de grands fûts en bois. Le résultat : un liquide ambré au goût riche et profond, bien loin des sauces industrielles trop salées ou artificielles que l’on trouve parfois en supermarché.
Pour être sûr d’acheter du véritable nước mắm Phú Quốc, vérifiez la présence de la mention « Phú Quốc » accompagnée du logo d’indication géographique protégée (IGP) sur l’étiquette. Les meilleures marques indiquent aussi le degré de protéines (généralement 35–43°N), gage de qualité et de concentration aromatique. Comptez entre 80 000 et 200 000 VND la bouteille, selon le volume et la gamme. Vous trouverez ces produits dans les boutiques spécialisées de l’île, mais aussi dans certaines épiceries fines de Hanoï et Hô Chi Minh-Ville.
Attention toutefois au transport en avion : la sauce de poisson est considérée comme un liquide et ne peut pas excéder 100 ml en bagage cabine. Privilégiez donc le bagage en soute et emballez soigneusement vos bouteilles dans des sacs hermétiques et du textile pour éviter les fuites. Une petite astuce : glisser la bouteille dans une boîte en plastique rigide limite les risques de casse, car un accident de nước mắm dans la valise se souvient longtemps…
Café robusta des hauts plateaux de đà lạt et méthode phin traditionnelle
Deuxième exportateur mondial, le Vietnam est souvent associé au café robusta, plus corsé et caféiné que l’arabica. Autour de Đà Lạt et des hauts plateaux du Centre (Buôn Ma Thuột, Pleiku), de nombreuses plantations se tournent aujourd’hui vers des méthodes de culture plus durables et une torréfaction soignée, donnant des cafés de spécialité qui n’ont rien à envier aux origines africaines ou sud-américaines. Vous y trouverez des grains aux notes de cacao, de noisette ou de fruits secs, parfaits pour reproduire chez vous le mythique cà phê sữa đá.
La méthode traditionnelle vietnamienne utilise un petit filtre individuel appelé phin. Placé directement sur la tasse, il laisse le café s’écouler lentement sur une couche de lait concentré sucré, avant d’être mélangé et servi chaud ou sur glace. Les filtres en inox se vendent dans tout le pays pour environ 30 000 à 60 000 VND pièce, un souvenir simple mais très emblématique. Pour le café lui-même, privilégiez les grains entiers torréfiés récemment, de marques reconnues ou de petites torréfactions locales, plutôt que les mélanges instantanés très sucrés.
En termes de quantité, pensez aux limites de poids de vos bagages : un kilo de café coûte entre 150 000 et 500 000 VND selon la qualité, et représente un excellent rapport qualité-prix par rapport à l’Europe. Un bon repère : acheter dans les boutiques spécialisées plutôt que sur les stands trop touristiques, quitte à demander conseil à votre guide ou à votre hébergement. Vous hésitez entre plusieurs origines ? Faites comme les Vietnamiens : commencez par un robusta corsé pour le matin, puis passez à un arabica plus doux pour l’après-midi.
Poivre de kampot cultivé à phú quốc : variétés rouge, noir et blanc
Si la province de Kampot est historiquement liée au Cambodge, le poivre que vous trouverez à Phú Quốc et dans le Sud du Vietnam partage les mêmes conditions de culture : climat chaud et humide, sols riches et savoir-faire ancestral. Résultat : un poivre parfumé, aux arômes d’agrumes, de fleurs et de fruits mûrs, bien loin du poivre standard vendu en grandes surfaces. On distingue principalement trois couleurs : noir (récolté à maturité moyenne), rouge (récolté très mûr) et blanc (grain rouge écorcé).
Les fermes de poivre de Phú Quốc se visitent aisément et vendent leur production directement aux voyageurs. Le prix tourne autour de 80 000 à 150 000 VND pour 100 g, selon la variété et la certification. Le poivre rouge, plus rare, est généralement le plus cher, mais quelques grains suffisent pour parfumer un plat entier. Pour un coffret cadeau, pensez à combiner les trois couleurs dans de petits sachets ou moulins transparents, accompagnés d’une fiche explicative.
Pour vérifier la qualité, observez l’uniformité des grains et leur densité : un bon poivre est lourd, bien formé, sans poussière excessive au fond du sachet. Évitez les mélanges déjà moulus, plus sujets à l’oxydation. Comme pour les épices en général, conservez vos achats dans des contenants hermétiques, à l’abri de la lumière et de la chaleur afin de préserver leurs arômes le plus longtemps possible.
Thé vert thái nguyên et thé au lotus parfumé de tây hồ
Le thé accompagne chaque moment de la journée au Vietnam, du verre de thé vert servi gratuitement dans les échoppes de rue au thé parfumé dégusté lors des grandes occasions. La province de Thái Nguyên, au nord de Hanoï, est réputée pour ses plantations de thé vert aux feuilles enroulées, offrant une liqueur jaune pâle, à la fois végétale, légèrement astringente et rafraîchissante. Les prix varient de 100 000 à plus de 500 000 VND les 100 g pour les récoltes les plus fines.
Plus rare et plus précieux, le thé au lotus de Tây Hồ (lac de l’Ouest, à Hanoï) est obtenu en parfumant manuellement le thé vert avec les étamines de fleurs de lotus fraîchement cueillies. Chaque kilo peut nécessiter jusqu’à 1 000 fleurs, ce qui explique son prix élevé : souvent plus d’un million de VND pour 100 g dans les maisons de thé spécialisées. Ce thé délicat est traditionnellement servi lors des cérémonies et constitue un cadeau très raffiné pour les amateurs.
Pour ramener du thé vietnamien sans mauvaise surprise, privilégiez les feuilles entières plutôt que les sachets, et vérifiez toujours la date de conditionnement. Les boîtes métalliques illustrées de paysages vietnamiens font d’excellents souvenirs, à la fois pratiques et décoratifs. Vous ne savez pas quelle variété choisir ? Une petite sélection combinant thé vert Thái Nguyên du quotidien et un thé parfumé (jasmin ou lotus) vous permettra de faire découvrir plusieurs facettes de la culture du thé vietnamien à vos proches.
Objets décoratifs en laque et céramique vietnamienne
Les arts décoratifs occupent une place centrale dans le patrimoine vietnamien, notamment à travers la laque et la céramique. Ces deux savoir-faire, qui nécessitent patience et maîtrise technique, donnent naissance à des objets à la fois utilitaires et artistiques : plateaux, boîtes, tableaux, bols, vases ou services à thé. Si vous cherchez un souvenir durable à exposer chez vous, c’est sans doute dans ces catégories que vous trouverez vos plus belles pièces.
Les ateliers de laque de Hanoï et les villages de céramistes comme Bát Tràng ou Chu Đậu proposent des créations allant du petit objet abordable aux œuvres de collection signées par des artistes reconnus. Comme souvent au Vietnam, la qualité varie énormément d’une boutique à l’autre. Prendre le temps de comparer, poser des questions et examiner les finitions vous évitera de revenir avec une pièce qui s’écaille au bout de quelques mois.
Laque sơn mài de hanoï : technique de superposition multicouche
La laque vietnamienne, appelée Sơn Mài, repose sur une technique de superposition de nombreuses couches de résine naturelle. Traditionnellement, les artisans appliquent jusqu’à une vingtaine de couches fines sur un support en bois, bambou ou aggloméré, en laissant sécher et en ponçant chaque couche avant d’ajouter la suivante. Cette succession de strates, parfois complétées par des incrustations de nacre, d’œuf ou d’or, crée une profondeur et une brillance caractéristiques, presque hypnotiques.
Dans les ateliers de Hanoï, notamment autour de la rue Hàng Bông et dans certains villages des environs, vous pourrez observer ce processus minutieux qui peut s’étendre sur plusieurs semaines. Les petites boîtes, plateaux ou cadres photo se vendent à partir de 200 000–300 000 VND, tandis que les grands tableaux ou panneaux décoratifs peuvent atteindre plusieurs millions de dong. Plus une pièce est lourde et son vernis homogène, plus elle a de chances d’être réalisée selon les règles de l’art, et non simplement peinte avec un vernis industriel bon marché.
Pour entretenir vos objets en laque, évitez absolument les produits abrasifs ou les solvants chimiques. Un simple chiffon doux et sec suffit pour enlever la poussière. Comme un miroir ancien, la laque supporte mal les changements brutaux de température ou l’exposition prolongée au soleil direct. Traitez-la avec soin, et elle gardera son éclat pendant des décennies, faisant de votre achat un véritable héritage à transmettre.
Céramique de bát tràng et porcelaine bleue traditionnelle
Situé à une quinzaine de kilomètres de Hanoï, le village de Bát Tràng est depuis le XVe siècle l’un des plus grands centres de céramique du Vietnam. On y produit une grande variété de pièces : bols, tasses à thé, vases, lampes, carreaux décoratifs… La porcelaine bleue et blanche, ornée de dragons, paysages, fleurs de lotus ou scènes de vie quotidienne, reste la plus emblématique. Sa couleur bleue profonde et ses lignes légèrement irrégulières témoignent d’un travail de peinture à la main, loin des impressions industrielles standardisées.
Une visite à Bát Tràng permet non seulement de faire du shopping, mais aussi de s’initier soi-même au tournage ou à la décoration d’une pièce. Les ateliers proposent souvent aux voyageurs de peindre un bol ou une tasse, qui sera ensuite cuite et envoyée à leur hôtel. En termes de prix, comptez 50 000 à 100 000 VND pour un petit bol, 200 000 à 400 000 VND pour un grand vase décoratif, et davantage pour les pièces signées ou les services complets.
Avant d’acheter, vérifiez que l’émail est bien lisse, sans fissures ni bulles d’air, et que la base de la pièce est stable. Pour le transport, emballez généreusement chaque objet dans du papier, des vêtements ou du plastique à bulles, et placez-les au centre de votre valise plutôt qu’en bordure. Une céramique de Bát Tràng qui a traversé sans encombre deux vols et un transfert en bus aura déjà prouvé sa robustesse…
Poterie de chu đậu et reproductions archéologiques contemporaines
Moins connue que Bát Tràng, la poterie de Chu Đậu, dans la province de Hải Dương, a pourtant rayonné à travers toute l’Asie entre le XIIIe et le XVe siècle. Redécouverte grâce à des fouilles archéologiques dans les années 1980, cette tradition a été relancée par des artisans qui recréent aujourd’hui des pièces inspirées des modèles anciens : vases élancés, brûle-encens, bols à pied, souvent décorés de motifs floraux ou géométriques dans des tons bleu, brun ou vert céladon.
Les reproductions contemporaines de Chu Đậu marient ainsi patrimoine historique et design moderne, ce qui en fait des objets de décoration très appréciés des amateurs. Les ateliers sérieux mentionnent souvent sur leurs étiquettes la source du motif (inspiré d’une pièce conservée dans tel ou tel musée), ce qui ajoute une dimension culturelle à votre achat. Les prix restent raisonnables : de 150 000 VND pour une petite pièce à plus d’un million pour les grands vases ou lampes.
Si vous ne pouvez pas vous rendre directement à Chu Đậu, certaines galeries de Hanoï et Hô Chi Minh-Ville revendent ces poteries avec certificat d’authenticité. N’hésitez pas à demander si les pigments utilisés sont conformes aux normes alimentaires si vous comptez utiliser bols ou assiettes au quotidien, notamment pour des enfants. Un peu comme pour un vin issu d’un vignoble historique, ces céramiques portent en elles une histoire plusieurs fois centenaire que vous ramènerez dans votre salon.
Accessoires de mode et maroquinerie vietnamienne contemporaine
Au-delà des vêtements traditionnels, le Vietnam s’est imposé ces dernières années comme une scène dynamique pour les accessoires de mode. De jeunes marques locales réinventent sacs, ceintures, portefeuilles ou sandales en mêlant cuir, bambou, jacinthe d’eau et textiles ethniques. Résultat : des pièces contemporaines mais profondément ancrées dans l’esthétique vietnamienne, idéales si vous cherchez des souvenirs du Vietnam qui s’intègrent facilement à votre garde-robe quotidienne.
À Hanoï comme à Hô Chi Minh-Ville, les quartiers de shopping (rue Đồng Khởi, Lê Lợi, Hàng Gai…) abritent des boutiques qui privilégient le cuir tanné de manière plus responsable et les matériaux recyclés. Les sacs en jacinthe d’eau tressée, par exemple, sont devenus un incontournable : cabas de plage, paniers de marché ou petites pochettes ornées de motifs peints à la main. Comptez de 250 000 à 700 000 VND pour un sac de bonne qualité, avec doublure intérieure et fermetures solides.
Pour la maroquinerie, quelques marques locales misent sur un design minimaliste et des cuirs pleine fleur. Les prix restent généralement inférieurs à ceux pratiqués en Europe, mais la qualité varie fortement. Examinez toujours les coutures, la régularité du grain et l’odeur du cuir (un cuir véritable ne sent ni le plastique, ni les solvants agressifs). Si vous recherchez un souvenir à forte dimension sociale, tournez-vous vers les boutiques travaillant avec des ateliers d’insertion ou des groupes de femmes en milieu rural, souvent signalées comme « fair trade » ou « social enterprise ».
Cosmétiques naturels et produits de bien-être vietnamiens
Grâce à sa tradition médicinale et à la richesse de sa flore tropicale, le Vietnam offre de nombreux cosmétiques naturels intéressants à rapporter. Huiles essentielles, baumes à base de plantes, savons artisanaux, shampoings solides ou soins à la citronnelle… autant de produits qui reflètent une approche du bien-être simple et végétale. Bien choisis, ces souvenirs prennent peu de place dans la valise et font plaisir à coup sûr.
Dans les grandes villes, vous trouverez des marques locales qui valorisent les ingrédients vietnamiens : huile de coco pressée à froid, huile de tamanu, curcuma, citronnelle, thé vert, aloe vera, etc. Les baumes type « baume du tigre » (produits par plusieurs marques, vietnamiennes et étrangères) restent très populaires pour soulager les maux de tête, courbatures ou piqûres de moustiques. Veillez à acheter ces produits dans des pharmacies ou boutiques spécialisées plutôt que sur les marchés, afin d’éviter les contrefaçons et d’avoir la composition complète sur l’étiquette.
Les savons artisanaux au charbon de bambou, au café ou au riz exfoliant constituent aussi d’excellents cadeaux, pratiques et légers. La plupart se vendent entre 50 000 et 120 000 VND la pièce. Pour les huiles essentielles (citronnelle, eucalyptus, menthe poivrée…), pensez à la réglementation aérienne : flacons de petite contenance, emballés dans un sac transparent si vous les emportez en cabine. Comme toujours avec les cosmétiques, faites un test sur une petite zone de peau avant usage prolongé, surtout si vous avez tendance à faire des allergies.
Réglementation douanière et limitations d’exportation depuis le vietnam
Avant de remplir votre valise de souvenirs du Vietnam, il est indispensable de vérifier ce que vous avez le droit de rapporter, tant du côté vietnamien que du côté de votre pays de résidence. Le Vietnam interdit l’exportation de certains biens culturels (antiquités, œuvres d’art anciennes non déclarées), ainsi que de produits issus d’espèces protégées (coraux, ivoire, peaux d’animaux sauvages). Si un objet vous semble ancien ou provient de l’atelier d’un antiquaire, demandez un reçu détaillé et, le cas échéant, un certificat d’exportation.
Les produits alimentaires secs (café, thé, épices, biscuits, nouilles…) ne posent en général pas de problème à la sortie du territoire vietnamien. En revanche, chaque pays a ses propres restrictions à l’entrée, notamment pour les produits d’origine animale (sauce de poisson, charcuterie, viande séchée) ou végétale (fruits frais, graines, plantes). Il est donc prudent de consulter les sites officiels des douanes de votre pays avant d’acheter en grande quantité. À titre d’exemple, de nombreux États interdisent les fruits frais, la viande non transformée et certains produits laitiers.
En ce qui concerne les quantités, plusieurs limites s’appliquent : alcool, tabac, parfums ou espèces en liquide sont strictement encadrés. Pour l’Union européenne, un voyageur adulte arrivant d’un pays tiers peut généralement transporter jusqu’à 1 litre de spiritueux à plus de 22°, 2 litres de vin fortifié, 4 litres de vin tranquille et 16 litres de bière, ainsi que 200 cigarettes ou l’équivalent en cigares/cigarillos. Ces seuils peuvent évoluer : mieux vaut vérifier les règles en vigueur quelques jours avant votre retour. Au-delà de ces quantités, une déclaration en douane et le paiement de droits sont à prévoir.
Enfin, n’oubliez pas les règles de sûreté aérienne pour vos bagages cabine : liquides limités à 100 ml par contenant dans un sac d’un litre maximum, objets tranchants interdits, batterie externe uniquement en cabine, etc. Une bonne stratégie consiste à regrouper tous vos liquides (cosmétiques, sauces, alcool, huiles) dans votre bagage en soute, bien protégés. De cette manière, vous profitez du plaisir du shopping au Vietnam sans transformer le passage à la douane en parcours du combattant.